Tout ce qu’il faut savoir sur la cession bail ou leaseback pour 2020

Vous avez renouvelé votre parc informatique il y a 2 ans et vos besoins ont changé ? Voici le genre de situation frustrante dans laquelle se retrouvent des entreprises qui ont investi sur des actifs à forte obsolescence. Il existe heureusement des solutions vous permettant de transformer votre achat en location afin de bénéficier d’une plus grande souplesse de fonctionnement. C’est ce qu’on appelle la cession bail (également appelé leaseback ou sale and leaseback selon la terminologie utilisée). On vous explique tout.

 

Le leaseback : retour aux fondamentaux


Le
leaseback est une solution de financement permettant de revendre vos actifs existants à un partenaire financier qui vous les remet aussitôt à votre disposition moyennant le versement d’un loyer. La démarche est transparente et ne change rien pour vos collaborateurs qui continuent d’utiliser leurs matériels de la même façon qu’avant. Avec le leaseback, on transforme donc un bien en service de manière simple et facile.

La différence majeure est que vous n’êtes plus propriétaire de vos actifs, mais locataire. C’est une transaction qui est sans conséquence pour les utilisateurs, car les actifs restent dans vos locaux. Cela signifie aussi que grâce au leaseback, vous obtenez immédiatement un afflux de trésorerie tout en conservant l’usage des actifs avec tous les avantages du leasing.

Les avantages du leaseback

 

Grâce au leaseback, vous ou vos clients transformez la manière dont vous gérez vos actifs. C’est une solution avantageuse pour transformer de l’intérieur une organisation et faciliter la transition vers un modèle plus agile. Mais ce n’est pas tout. Le leaseback a également d’autres avantages. Exemples :

 

  • Suppression des charges d’amortissement : l’entreprise ne paie qu’à l’usage et n’a plus d’amortissement à gérer.
  • Génération de trésorerie pour faciliter la croissance ou investir sur des projets core business.
  • Simplification du suivi administratif et financier avec la gestion des factures fournisseurs.
  • Gestion facilitée du parc d’actifs.
  • Sécurisation des usages qui n’ont plus de frais cachés en cours ou en fin de vie.
  • Réduction du TCO (Total Cost Ownership) qui est le prix global du produit incluant tous les frais cachés (maintenance, assurance, fonctionnement, mise à jour, gestion de la revente, etc.).
  • Association de la solution financière avec des services complémentaires (maintenance, assurance, mise à jour, formation, déploiement, etc.).

Qui peut faire un leaseback ?


Pratiquement toutes les entreprises et toutes les organisations. Pour cela, il est nécessaire d’être imposable dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (ou des bénéfices agricoles), ou soumis à l’impôt sur les sociétés (y compris les sociétés civiles immobilières). 

 

À noter qu’il n’y a aucune restriction quant à l’accès à cette mesure : elle est accessible à tous les types de sociétés, quels que soient leur chiffre d’affaires et le nombre de leurs salariés. Vous pouvez mettre en place une stratégie de leaseback pour vous-même ou pour vos clients. Dans ce dernier cas, c’est un bon moyen de les fidéliser et de proposer des offres complémentaires.

Quels actifs sont concernés par le leaseback ?

 

En général, il s’agit d’actifs à forte dépréciation qui sont amenés à évoluer rapidement. Toutefois, cela peut aussi concerner d’autres actifs, en particulier dans le cadre d’une transition en cours, comme un déménagement, un agrandissement, un changement de gamme de produits, une fusion avec une autre entité, etc. On compte trois grandes catégories de produits :

 

  • Les actifs numériques : vos clients peuvent vous donner la gestion de leur parc informatique avec le leaseback. Cela fonctionne avec les ordinateurs, serveurs, téléphones, tablettes et tout équipement informatique. Compte tenu du taux de renouvellement important, c’est généralement la catégorie de produits la plus fréquente.
  • Les actifs industriels : lorsque les entreprises grandissent, elles ont besoin d’avoir les équipements à la hauteur de leurs attentes. Or, renouveler un matériel dont on est propriétaire peut être fastidieux : il faut trouver un acheteur qualifié, chercher une solution alternative, gérer la transition, etc. Avec le leaseback, tout est simplifié, car vous êtes locataire. Cela signifie davantage d’agilité pour innover, expérimenter, pivoter et se développer.
  • Les actifs roulants : véhicules de fonction, camionnettes de livraison… dans certains cas, il peut être plus avantageux de louer plutôt que de posséder un véhicule pour son entreprise. Avec le leaseback, la transition est immédiate sans avoir besoin de faire des démarches complexes auprès de son concessionnaire.

 

La cession bail (ou leaseback) constitue un solide levier de croissance pour les entreprises. Sans avoir besoin de revendre et d’acheter du matériel, l’entreprise passe du mode propriétaire au mode locataire avec tous les avantages liés. Une bonne manière d’optimiser son fonctionnement et sa trésorerie.

 

Pour en savoir plus téléchargez le
livre blanc Econocom sur le Leaseback