Comment gérer le risque d’obsolescence en entreprise ?

IT, stocks, infrastructures, sécurité, etc… Rien n’échappe vraiment au risque d’obsolescence ! Pour une entreprise, la courbe de vie des produits est bien connue : introduction sur le marché, stabilisation, déclin et obsolescence. Ce qui change, c’est que les cycles sont de plus en plus courts : pour montrer qu’ils innovent et conserver un avantage concurrentiel, les constructeurs lancent de nouvelles gammes de plus en plus tôt, cessant le support des anciens modèles.

Pour une entreprise, intégrer les risques d’obsolescence à sa stratégie est capital, d’autant plus qu’elle est parfois bénéfique. Le passage à une nouvelle génération de produits ou de système s’accompagne d’un gain de productivité et/ou d’un renforcement de la sécurité. À l’inverse, mal anticipée, l’obsolescence du parc matériel peut impacter négativement vos stocks, vos marges ou votre activité toute entière. A garder à l’esprit à chaque nouvel investissement en matériel, voici donc 7 conseils pour limiter l’obsolescence et tirer le meilleur de son investissement.

# Définir une stratégie d’achat

Quel que soit le domaine (IT, électronique, outillage, luminaires, software…), l’obsolescence est à combattre dès l’achat, en définissant une stratégie qui vous mette à l’abri. L’option la plus sûre est sans doute celle qui consiste à préférer le leasing à l’achat pour son parc matériel : le système d’abonnement mensuel permet d’externaliser les risques d’obsolescence en disposant à tout moment d’un équipement de dernière génération. Cette stratégie permet aussi d’abolir les coûts de remplacement. Mensualisées, les coûts matériels s’intègrent naturellement au budget courant, sans aucune mauvaise surprise liée à l’obsolescence.

À l’achat, on peut aussi opter pour des fournisseurs renommés pour la flexibilité de leurs solutions, notamment dans le software. C’est le choix de nombreuses administrations françaises qui sont passées sous Linux et OpenOffice, réduisant ainsi les risques d’obsolescence liées aux software payant qu’on n’achète que pour la version en cours.

# Classer les fabricants en fonction de leur fiabilité

Si le prix d’achat est évidemment un critère fondamental lors du choix de sa solution matérielle ou software, il doit être pondéré par la durée de vie estimée des produits. Avec un fabricant peu fiable, le matériel le moins cher peut s’avérer très coûteux en réparation, en remplacement et surtout en cas d’obsolescence.

Pour éviter les fabricants douteux, on peut prendre une mesure concrète : donner un score de fiabilité et de durabilité aux constructeurs sur la base de l’expérience et des différents retours. Les évaluer et les classer en fonction de la durée de vie de leurs produits peut être une source d’informations capitale pour anticiper les risques d’obsolescence.

# S’informer en ligne sur les risques d’obsolescence

Si l’obsolescence est inévitable à long terme, tous les fabricants n’ont pas la même politique en la matière. Pour détecter les véritables risques d’obsolescence associés à chaque constructeur, il faut prendre l’information auprès des mieux informés : à savoir, les clients qui ont acheté le même produit. Une démarche simple comme la consultation des avis en ligne permet d’éviter beaucoup d’erreurs d’achat, que ce soit en matériel ou en software.

Pour diminuer les risques liés à l’obsolescence programmée, vous avez tout intérêt à éviter les fabricants connus pour avoir désactivé une gamme de produits après quelques années, ceux qui cessent le support client de leurs anciens produits, ceux dont les pièces détachées sont introuvables au bout de quelques mois, ceux qui pratiquent l’obsolescence programmée, etc…

# Demander l’avis de vos équipes de maintenance

Que la maintenance soit gérée en interne ou sous-traitée, l’avis des hommes de terrain est capital pour anticiper les risques liés à l’obsolescence du matériel. Les consulter avant un achat permet de diminuer ces risques grâce à une expertise concrète. Rien ne remplace l’expérience, c’est pourquoi intégrer les techniciens au processus de décision peut être vital pour évaluer le comportement d’un fabricant ou d’une gamme de produits à long terme.

Le retour d’expérience peut aussi permettre de prévoir l’évolution des composants (eux aussi soumis à leur propre obsolescence), la difficulté de manipuler ou de réapprovisionner certaines pièces, la fragilité de certains matériaux, l’imminence d’une norme interdisant certaines substances, etc…

# Anticiper les risques d’obsolescence au niveau des stocks

Une des pires conséquences de l’obsolescence intervient lorsque les stocks n’ont pas été préparés : vous pouvez vous retrouver avec une grande quantité de pièces inutiles, ou au contraire être dépourvu de pièces de rechange. Pour éviter cela, il est possible de mettre en place un indicateur d’obsolescence des stocks basé sur la durée de vie des produits et les annonces des fabricants.

Avec un bon suivi, il devient plus facile d’anticiper l’obsolescence d’un grand nombre de pièces et d’ajuster ses stocks avec des opérations bien connues (promotions, destockages…). De même, pour les pièces détachées, il est conseillé d’identifier les pièces critiques, celles qui sont essentielles au bon fonctionnement de votre parc : les avoir en stock en quantité suffisante peut être décisif pour éviter de travailler sans filet quand un constructeur cesse le support.

Avoir des pièces de rechange en quantité suffisante vous évite de travailler sans filet quand un constructeur cesse le support.

# Utiliser la formation pour repousser les risques d’obsolescence

Les bons usages du matériel peuvent repousser efficacement l’échéance inévitable de l’obsolescence… Pour retarder les pannes, il est recommandé de diffuser les bonnes pratiques. Les sessions de formation des employés permettent de généraliser un usage optimal des machines ou des systèmes d’exploitation. Plus généralement, les compétences techniques sont un vrai levier pour optimiser la durée de vie du matériel, qu’il s’agisse d’IT, de matériel médical, d’outillage ou autre.

# Accompagner l’obsolescence quand elle devient inévitable

En fin de compte, l’obsolescence est quasiment inévitable. Un jour ou l’autre, le fabricant cessera le support d’une machine, si elle ne devient pas incompatible avec les besoins de vos clients. Quand ce n’est pas les pièces détachées qui ne sont plus approvisionnées, ce sont leurs composants qui finissent par être victimes de l’usure ou d’une nouvelle norme sanitaire.

Quand un équipement devient obsolète, vous pouvez toujours tenter des réparations de dernier recours : des sites spécialisés de pièces détachées peuvent avoir du stock, même longtemps après une désactivation du support officiel… Enfin, s’il faut se séparer du matériel, vous pouvez toujours faire des dons auprès d’associations qui sauront donner une deuxième vie à un parc informatique inapte aux usages professionnels, comme Emmaüs.

Pour minimiser les risques d’obsolescence, la meilleure parade reste d’organiser la transition vers la nouvelle génération de produits. Et pour être prêts à tout moment, le leasing est souvent la meilleure formule ! En préférant la location de matériel à l’achat, la flexibilité du leasing vous immunise contre les risques d’obsolescence à long terme et vous garantit un équipement toujours d’actualité. Pour en savoir plus, on vous explique tout dans le livre blanc « 20 raisons de préférer la location à la vente en B2B »

Livre blanc

20 raisons de privilégier la location à la vente en B2B

Le terme location vous est étranger dans votre modèle de vente ? Qu'il soit question de location, de redevance ou de facturation à l'usage, la tradition de l'achat tend à disparaître au profit d'une facturation plus proche de l'usage et qui apporte surtout des garanties nécessaires aux décideurs.

Télécharger l'ebook gratuit