Marché du leasing et crédit-bail : les chiffres 2020

Le leasing et le crédit-bail sont devenus deux “top leviers” de la croissance des entreprises aujourd’hui. Outils incontournables en matière de financement des ventes, ils se sont de plus en plus répandus ces dix dernières années. Comment expliquer un tel engouement envers ces solutions de location ? Dans cet article, nous dressons un état des lieux détaillé du marché du leasing et crédit-bail en 2020.

Marché du leasing et crédit-bail : quels sont les chiffres ?

 

Sur le marché français, les solutions de financement prennent différentes formes. En matière de location, nous retrouvons le crédit-bail (mobilier et immobilier), la location simple sans option d’achat (aussi appelée leasing), ainsi que la location avec option d’achat (LOA).

 

Nous constatons que les financements locatifs d’équipements professionnels ont connu un vif succès cette dernière décennie. Après un bref ralentissement entre 2012 et 2013 (conséquence de la crise financière de 2008), l’activité du secteur n’a fait que progresser.

 

L’étude sur les financements spécialisés réalisée en 2019 par l’ASF (l’Association française des Sociétés Financières) montre que les solutions locatives de financement sont en augmentation constante. En effet, l’activité du secteur du financement locatif (toutes solutions confondues) a augmenté de +7,6 % durant l’année 2018 (elle avait déjà augmenté de +7,5 % en 2017 et de +11 % en 2016 !), pour avoisiner les 30 milliards d’euros d’investissements nouveaux.

 

À noter que les opérations de location simple (leasing) ont progressé un peu moins rapidement que les solutions de financement par location avec option d’achat (respectivement +6,9 % et +8,1 %). Ces dernières ont représenté, en 2018, 25,2 % du total des investissements des entreprises en biens manufacturés et 22,4 % en moyenne sur les trente dernières années. De son côté, le crédit-bail immobilier a lui aussi augmenté, avec +7,5 % sur l’année 2018.

 

Selon la même étude, le leasing est un mode de financement qui s’impose progressivement en Europe (+9,4 % en 2017, pour 384 milliards d’euros au total), avec un taux de pénétration de 15 %, notamment auprès de PME innovantes et à forte croissance.

 

Les principaux leaders du secteur sont français. Ils ont différents profils : filiales bancaires, captives de financement, experts en solutions de financement des ventes. Leur positionnement diffère selon les types de financement proposés : crédit-bail, leasing, LOA, etc.

 

En plein boom depuis six ans, le marché français du leasing et du crédit-bail devrait consolider sa forte croissance en 2020. Cette tendance est encouragée par la flexibilité offerte par ces solutions de financement et par le besoin des professionnels de remplacer régulièrement leurs matériels dans un contexte d’évolution technologique rapide.

Quels sont les secteurs touchés par le financement locatif ?

 

Tout équipement ou matériel peut faire l’objet d’un financement des ventes grâce à la location. En 2020, la tendance continue pour le matériel de transport et de chantier, ainsi que pour les machines industrielles, agricoles et médicales. Elle se développe dans la bureautique et touche même la décoration d’intérieur grâce à la location d’œuvres d’art.

 

Le secteur automobile au sens large (comprenant les flottes des transporteurs professionnels et les véhicules industriels), l’un des premiers à avoir connu la location, représente encore aujourd’hui la majorité du marché. Citons le cas emblématique de Michelin, qui propose à ses clients un système d’abonnement pour louer ses pneumatiques. Ce constructeur ne se contente donc pas de vendre ses produits : il propose également une offre de maintenance et de remplacement des pneus selon un forfait kilométrique.

 

D’ailleurs, les solutions de financement locatif concernent aussi bien le B2C que le B2B. Les clients professionnels apprécient de plus en plus de bénéficier de services sur-mesure et de pouvoir déléguer les tâches qui ne sont pas « core business » (et qui sont pour eux des contraintes opérationnelles) à des experts de leur domaine.

 

Quoi qu’il en soit, le financement locatif impacte en grande priorité les secteurs d’activité les plus exposés à l’obsolescence et aux ruptures technologiques (matériel informatique en tête, bien évidemment). Il apparaît comme une réponse concrète et efficace aux défis inédits de la digitalisation de la société.

Comment expliquer un tel engouement pour ces solutions locatives ?

 

Malgré la norme IFRS 16 (entrée en vigueur le 1er janvier 2019), qui oblige à faire apparaître les contrats de location dans le bilan comptable, la tendance n’a pas fondamentalement changé. Elle n’a pu empêcher l’accélération des stratégies de croissance des entreprises. Ces dernières sont en effet de plus en plus pressées par l’évolution des usages.

 

Eh oui, le leasing et le crédit-bail ont pour énorme avantage de proposer un paiement modulable particulièrement adapté à l’économie de l’usage. Les comportements ont évolué et la priorité n’est désormais plus la possession mais bien l’usage des produits et services

 

Ainsi, les « usagers » paient proportionnellement selon leur usage (souvent sous forme d’abonnements mensuels) : s’ils n’ont plus besoin du produit/service, ils arrêtent de payer et le restituent ; si le bien est périmé, ils demandent à ce qu’il soit remplacé au plus vite.

 

Les offres de services intégrés proposées par les loueurs répondent directement à ce besoin de flexibilité et à la possibilité de disposer d’équipements fonctionnels avant tout. Pour les professionnels, ces offres leur permettent également de se recentrer sur leur cœur de métier, tout en n’alourdissant pas leur capacité d’endettement.

 

Les acteurs sont donc encouragés à enrichir en permanence leurs offres de services pour se différencier et répondre aux nouvelles tendances du marché. Cette logique « full service » ou « product as a service », déjà bien ancrée dans le segment des transports (comme nous l’avons vu avec l’exemple de Michelin) s’étend toujours plus à d’autres catégories d’équipements.

 

La digitalisation de l’offre s’impose aussi comme un axe stratégique majeur auquel le leasing est susceptible de répondre : amélioration de l’expérience d’achat et de gestion, automatisation des paiements, réactivité des solutions, services à la carte, etc. C’est pourquoi les petites entreprises n’ayant pas encore pris le virage digital sont aujourd’hui les cibles prioritaires de ces solutions clés en main.

L’état actuel du marché de la location par financement des ventes

 

Aujourd’hui, le marché du financement des ventes s’articule autour du leasing et du crédit-bail. Ce qui motive à choisir l’une ou l’autre des solutions est la volonté d’acheter, ou non, l’équipement à l’issue du contrat de location. En effet, la différence majeure réside dans l’option d’achat. Dès la création du contrat de crédit-bail, il est prévu que le locataire puisse acheter le bien à la fin de la période de location, à un prix défini.

 

De son côté, le contrat de leasing vise l’utilisation du bien avant tout. Plus rapide à mettre en place (contrairement, au crédit-bail, qui nécessite un établissement de crédit), il est parfait pour les équipements à usage intensif et à risque d’obsolescence. Si vous souhaitez avoir un comparatif détaillé entre le leasing et le crédit-bail, vous pouvez consulter cet article.

 

La mise en place de ce type de solutions passe notamment par des Vendor Programs. Ces programmes de financement des ventes sont proposés sous forme de solutions globales intégrant en un seul endroit la facturation, la gestion des loyers et l’assurance des biens loués. Tout y est automatisé, ce qui permet par ailleurs de réduire les délais de paiement (grande préoccupation de notre décennie !).

 

 

Vous souhaitez en savoir davantage sur les solutions de financement des ventes disponibles pour votre business ? Contactez-nous pour surfer vous aussi sur la vague du leasing en 2020.

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